Chronicité de la honte

Récapitulatif sur les événements du  dimanche 1er mai. Toujours ce même sentiment de honte qui croît suite aux événements de ce jour férié qualifié de ‘’fête du travail‘’. Les heurts entre ces bandes de casseurs gauchistes et les forces de l’ordre illustrent la bêtise de nos hommes politiques et certains autres responsables syndicaux. L’abominable affiche de la CGT montrant des pieds de CRS foulant une marre de sang est le paroxysme de cette bêtise ignoble. Les sénateurs, considérés comme les élites de la sagesse, ont été considérablement salis par l’un des leurs, en la personne de Pierre Laurent tenant des propos insoutenables lors de son entretien avec Jean-Pierre Elkabbach (http://goo.gl/Hn5qHU ). Deux jours avant, lors des questions au gouvernement au sénat, même si je n’ai pas beaucoup d’admiration pour la personne, Bernard Cazeneneuve faisait une réponse musclée et empreinte de bon sens à cet élu communiste qui connaissait son texte par cœur (http://goo.gl/NPYwjP ). Il était, par ailleurs, d’un comique fort tragique de constater que le discours de ce ‘’Sale Sage‘’ était strictement identique à ceux d’Olivier Besançenot, Jean-Luc Mélanchon, Philippe Martinez, sans oublier, bien sûr, notre grand étudiant, détenteur d’une seule licence après dix ans d’étude, William Martinet ! Et il y en a eu certainement bien d’autres…, du même bord… !

Même si l’on peut comprendre les revendications d’un côté comme de l’autre des opposants à la loi el Khomri, des évènements comme celui de l’évacuation ‘’manu militari‘’ de Alain Finkielkraut après s’être fait traité de sale juif mais aussi de fasciste, illustrent le manque de respect des droits de l’homme par ce mouvement « Nuit Debout », pure émanation d’une idéologie d’extrême gauche bafouant les principes démocratiques. S’il y a eu une bande de casseurs s’infiltrant dans les rangs des manifestants dont on ignore leurs provenances, leurs motivations et leurs donneurs d’ordres, ce ne sont pas eux qui ont inondé de leur urine les allées autour de la place de la République rendant irrespirables l’air ambiant par les personnes qui y habitent. Ce ne sont pas eux non plus qui ont tagué les murs, les entrées de métro et tous les autres supports quand ils n’étaient pas détruits…, mais bien ces ‘’dormeurs du jour‘’ trouvant ainsi une activité digne de leur intelligence oh combien condamnable !!!

 

Pendant cette journée, en dehors de ces maudites manifestations, Jeanne d’Arc était célébrée par deux clans bien distincts du Front National, l’un mené par son fondateur, l’autre par sa fille, organisatrice aussi, pour l’occasion, d’un repas républicain. Cette division au sein des « Le Pen » montre une absence incontestable du respect de la Famille, première cellule pourtant sur laquelle s’organise la vie commune, et base même de notre société. Les suites de cette journée au sein du clan sont peu louables et illustrent le fonctionnement de cette organisation politique. Ainsi, les ‘’accompagnants‘’ de Jean-Marie se voient-ils évincés de leurs services au bureau exécutif du parti. Bruno Gollnisch et Marie-Christine Arnautu sont ainsi ‘’débarqués‘’. Cette dernière, qui sera certainement remplacée par Sophie Montel, chef de file en Bourgogne-Franche-Comté et protégée de Florian Philippot, était le seul soutien de Marion Maréchal au sein du bureau exécutif du parti.  Il ne serait donc pas étonnant que celle-ci soit la prochaine personnalité remerciée…, avec le flot de problèmes qu’engendrerait cette éviction, qui serait incomprise, avec raison, par une majorité de militants qui n’ont que faire de ces joutes familiales intestines!!!

 

 

 

La manif « antiracisme policier » : vous avez certainement mémorisé l’agression de ces policiers dont la voiture a été volontairement incendiée par des individus masqués et dont son conducteur frappé avec rage à l’aide d’un manchon en plastique rigide n’a opposé que ses bras aux coups sans tenter de répliquer. Vu sa stature, il aurait fait de son agresseur de la chair à pâté s’il avait levé la main sur lui. Quelle honte que tant d’individus puissent agir aussi impunément le visage totalement caché alors que la loi l’interdit formellement ! Et quelle honte peut-on avoir de notre système qui interdit les actes de légitime défense par les forces de l’ordre sans qu’ils soient considérés comme des « bavures » dès lors qu’un de leurs agresseurs est blessé !!

(Pour ceux qui auraient oublié, deux vidéos sur : http://goo.gl/mrM9lA )

 

Privas, la plus petite préfecture de France devenue ville morte suite à l’invasion d’une conséquente équipe ministérielle le vendredi 20 mai. Étaient présents : Manuel Valls, Najat Vallaud-Belkacem, Marisol Touraine, Stéphane Le-Foll, Emmanuelle Cosse, Emmanuel Macron, Jean-Michel Baylet, Jean-Vincent Place, Patrick Kanner, Axelle Lemaire, Ericka Bareigts. Nul besoin de mentionner plus d’informations que celles que vous pourrez lire sur le courrier que j’ai adressé à notre grassouillet député, Pascal Terrasse…(v. ci-dessous)

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LA DEMOCRATIE EXISTE-T-ELLE ENCORE ? Est-elle la propriété d’une idéologie politique d’un parti ou  d’un autre ? Est-elle une notion absurde dans l’établissement et l’organisation de ses applications ? Il est  impératif de se poser les bonnes questions en prévision des prochaines élections présidentielles dont les campagnes partisanes et individuelles ont très largement commencé !

Pour rappel, en France, tous les partis et leurs élus s’accordent à déclarer que nous vivons sous un régime politique démocratique, c’est-à-dire que la souveraineté de l’état est exercée par le peuple via un système électoral ouvert à tous les français en âge de voter. Ainsi, au sein d’un état, sont élus le président de la république, les députés de l’assemblée nationale, les conseillers départementaux et régionaux ainsi que les maires avec leurs équipes municipales. Les sénateurs et les présidents de départements et de régions sont quant à eux élus pas des ‘’grands électeurs‘’ que sont les élus cités précédemment. Jusque là, dans la théorie, cet esprit démocratique est respecté. Mais n’y aurait-il pas des entraves à ces fonctionnements ?

« L’abstentionisme ». Le scrutin universel demeure dans l’hexagone un droit et non un devoir. Ainsi, devant le caractère mensonger des candidats, en regard aux promesses de campagne non tenues par les élus, en l’absence de reconnaissance et d’un pouvoir du vote blanc comptabilisé comme vote nul, les électeurs considèrent avec raison leur vote, quel qu’il soit, comme inutile, phagocytant de surcroît leurs temps de loisirs, ces élections ayant lieu systématiquement le week-end… Que reprocher à cette population qui n’a plus aucune foi dans ces candidats trompeurs, magouilleurs, arnaqueurs, voleurs… ! Les fous qui continuent à se rendre aux urnes sont les « encartés », les invertébrés lobotomisés par l’hypermédiatisation, et quelques fous qui croient encore à un changement en respectant ce qu’ils considèrent comme un devoir aux vues de l’historique de notre démocratie. N’oubliant pas que certaines françaises encore en vie n’ont pu voter pour la première fois qu’en 1945, je me classe dans cette troisième catégorie et n’en veux aucunement à ceux qui s’abstiennent. J’ai bien souvent été tenté de les rejoindre !!!

« Le manquement de règles constitutionnelles ». La réglementation des droits et devoirs des élus reste dans un flou très particulier sur bien des sujets. Par exemple l’IRFM des députés et des sénateurs (Indemnités Représentatives de Frais de Mandat), oscille aux alentours de 6000€/mois. Cette somme, qui double les revenus d’un député, n’est non seulement pas imposable mais n’est soumis à aucun contrôle par les administrations, devenant ainsi de l’argent de poche délivré par le contribuable. Le comble, c’est que ce sont les députés eux-mêmes qui sont décideurs d’une éventuelle modification de sa réglementation. Mais pourquoi donc en changeraient-ils ?!?

Parallèlement, le vote des lois à l’assemblée n’est soumis à aucune obligation de « quorum ». Ainsi, n’importe quelle loi peut être votée quand bien même il n’y aurait que quinze députés dans l’hémicycle sur les 577 élus. Les exemples illustrant cette situation sont fort nombreux. Comment peut-on alors parler encore de démocratie quand on considère que la principale activité d’un député est de contribuer à l’élaboration et aux modifications des lois ? Ils sont avant tout élus pour cette activité. Le peuple, dans ce cas n’est plus respecté. Les décisions sont prises d’une façon minoritaire et autoritaire par ces nouveaux oligarques bafouant et piétinant allègrement cette démocratie dont ils se proclament sans honte les défenseurs.

« La bien pensance dictatoriale ». Depuis des décennies un mode de pensée nous est imposé. Si vous ne l’acceptez pas, et que vous ne vous en cachez pas, vous risquez d’être traités de fascistes, d’extrémistes ou de tout autre qualificatif du même acabit. Ce système de pensée va jusqu’à renier des décisions populaires : le plus bel exemple nous en a été donné par le ‘’Brexit‘’ au Royaume-Uni. Avec une participation record (72%), cette séparation de cet état avec l’Europe a été votée avec une grosse majorité. Qu’ils furent nombreux les partisans du ‘’remain‘’ parmi les personnalités politiques européennes à déclarer que cette décision populaire n’avait de valeur qu’au titre de la consultation ! La décision du peuple, dans ce cas, risque, à terme, de se retrouver totalement écrasée bien que majoritaire. N’est-ce pas là ce qui est arrivé en France en 2008 avec le traité de Lisbonne effaçant totalement les résultats du referendum de 2005 du peuple français qui avait prononcé un « NON » massif quant à l’adoption de la constitution européenne? Nicolas Sarkozy qui en avait été un des importants instigateurs n’a pas manqué lors d’une conférence de presse dans les jours qui ont suivi le ‘’brexit‘’ d’évoquer la nécessité d’un nouveau traité… !!! Dans cette même période très courte, la population de tous les alentours de Notre Dame des Landes ont du se prononcer par référendum sur la construction de ce nouvel aéroport qui fait polémique depuis bien des mois. Le remplacement de l’aéroport de Nantes sur ce territoire a remporté un franc succès. Même si ses opposants ont pu argumenter, avec raison, que la réalisation de ce projet allait totalement à l’encontre de la « COP21 » organisée en France par nos gouvernants, par quels droits peuvent-ils cependant encore s’y opposer si ce n’est que par des façons échappant à tout système  démocratique ? La force ne sera-t-elle pas le seul moyen de remédier à ces maux ?

Notre système politique démocratique est bien malade. Il est à l’agonie. Depuis maintenant plus de quatre ans, les gouvernants en place ont multiplié les réformes. Que ce soit le « mariage pour tous », la justice, la santé, les programmes scolaires du collège ou le code du travail, tout est « passé » sans qu’il y ait eu une véritable consultation avec les personnes directement intéressées. Ces dernières se sont exprimées par les moyens légaux mis à leur disposition, en vain. La seule réponse de la part des dirigeants s’est traduite par une adoption systématique de ces réformes sans même les avoir écoutées. Même la CESE, institution normalement indépendante, si chère à François Hollande avant qu’il ne soit président, n’a pu entraver la marche de certaines de ces réformes bien qu’investie avec vigueur par l’opposition, prouvant ainsi son inutilité par une totale dépendance à l’exécutif ! Elle est belle la démocratie quant une pétition de deux millions de signatures est balayée d’un revers de main !!!

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