Candidature : mes motivations

 

LES MOTIVATIONS DE MA CANDIDATURE

 

Critiquer est une chose facile. J’ai été spectateur pendant bien longtemps. J’ai décidé depuis un certain nombre d’années de devenir acteur de la vie publique, en connaissance des nombreuses contraintes engendrées par cette entreprise. Dégouté par la vie politique, telle qu’elle existe aujourd’hui et telle que j’ai pu la connaitre depuis ma première candidature, il y a cinq ans, c’est encore avec plus de risques que j’ose être candidat cette année. J’espère que cette audace, par ses résultats, montrera au monde politique en place l’importance du RAS LE BOL des citoyens de notre nation (même si ce n’est qu’au plan local), tant par les électeurs qui honorent systématiquement leurs devoirs civiques que ceux qui sont devenus abstentionnistes. Dans le contexte actuel, on ne peut rien reprocher à ces derniers.

Ne me « raccrocher » à aucun parti politique est une nécessité pour deux raisons:

– La dépendance à un parti politique implique une obéissance sans faille à celui-ci. Dès lors qu’on sort de sa ligne de pensée, le risque d’en être exclu est manifeste. Il n’y a qu’à se référer aux tourmentes de ces derniers mois de campagne présidentielle pour trouver de nombreux exemples concrets sur le sujet. Le libre-arbitre, la liberté de penser et de s’exprimer doivent être,  à mon avis, des conditions impératives pour être un député digne de ce nom. Les candidats à cette élection ne se présentent  pas comme des individus responsables mais comme des représentants de partis politiques. C’est ce que je rejette de façon catégorique. Pour l’élaboration d’une politique ou d’une loi, il ne faut avoir à l’esprit que l’intérêt général  et faire abstraction de tout intérêt partisan.

L’appartenance partisane est donc pour moi une garantie pour le candidat à plusieurs niveaux, particulièrement sur le plan pécuniaire, mais c’est avant tout un abandon total de ses responsabilités d’être humain et de citoyen au bon plaisir du parti d’affiliation.

– Je rejette totalement le système de financement public tel qu’il existe à ce jour. Chaque année, par ce biais, c’est entre 60 et 70 millions d’euros qui sont redistribués à tous ces partis qui sont arrivés au premier tours des élections législatives à obtenir  50 circonscriptions sur lesquelles leurs candidats aient comptabilisé au moins 1% des votes exprimés. Cette manne ne pourrait-elle pas être dépensée  à des fins plus nobles, surtout dans cette période où  la précarité et la pauvreté explose totalement ?!?

Pour ces raisons, je n’ai voulu aucune investiture par un parti politique. Certains m’ont pourtant contacté et ont  toujours eu une réponse négative de ma part même après bien des relances.

Lors de la remise de candidature en préfecture, j’ai bien précisé aussi, que je refusais catégoriquement toute utilisation des voix qui me seraient attribuées pour le financement des partis politiques sur la totalité de ce nouveau quinquennat. J’ai reçu un courrier acté de cette décision par la préfecture.

En dehors d’un vote pour ma candidature, votre choix sera alors pour un parti, et non pas pour un individu libre. Vous participerez ainsi  à la continuité du « système » qui nous emprisonne depuis des décennies !!!

 

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