Correspondances

Communiqué de presse du 15 juin 2012
Réponse de M. CHARBONNIER le 15 juin 2012
Réponse de M. DE LONGEVIALLE le 18 juin 2012
Réponse de M. CHARBONNIER le 19 juin 2012
Réponse de M. DE LONGEVIALLE le 20 juin 2012

> Communiqué de presse du 15 juin 2012adressé au Dauphiné Libéré et en copie ainsi que pour tous les autres messages à La Tribune, L’Hebdo de l’Ardèche, France Bleu Drôme Ardèche, l’AFP, Le Canard Enchaîné.

De M. Guérin de Longevialle

Candidat aux élections législatives de la 1èrecirconscription de l’Ardèche

Pascal Terrasse député sortant PS refuse le débat démocratique avec Christian Grangis, candidat FN.

« Faites ce que je dis, pas ce que je fais ». Ce vieil adage peut être appliqué au candidat sortant de la 1ère circonscription de l’Ardèche. Ses lèvres et sa gorge ont du être brulées au soir de ce premier tour, le 10 juin, lorsque sur FR3, il déclarait après le scandale le concernant divulgué par « MEDIAPART » dix jours  auparavant, que les élus devaient donner l’exemple ! Quelle honte ! Pourtant ses électeurs l’ont suivi puisqu’il n’avait jamais fait un tel score au premier tour à ces élections depuis 15 ans. A se demander si ses partisans sont « sado-maso », ou que,  bien mobilisés, ils bénéficient de sa générosité et l’en remercient?

Bref, ses brûlures ont étés fort importantes. A un tel point que le dimanche 10 juin dans la fin de soirée, il a décliné l’invitation au débat avec son adversaire du second tour. Pourtant, le matin de ce même jour, il confirmait sa présence à ce débat à l’un des organisateurs. Est-ce véritablement lié à ses brûlures, ou est-ce la crainte de perdre des voix lors d’un débat public en se présentant devant le purgatoire du FN ? La réaction de ce candidat « Touriste » est explicite !

 « Faites ce que je dis… » : Pour cet homme politique qui prône la démocratie dans tous ses discours, quelle honte de refuser un débat comme celui qui était prévu ! Il est démocratiquement inadmissible, de la part d’un élu sortant, de refuser un débat comparatif sur les idées, les valeurs, les projets avec un autre candidat à  la veille d’une élection!

La position de Pascal Terrasse est inacceptable !

 Ayant été candidat au premier tour, investi par le PCD (Parti Chrétien Démocrate), encarté à l’UMP  (Union de Mouvement Populaire), soutenu par celui-ci ainsi que par le Nouveau Centre et le CNIP (Centre National des Indépendants et Paysans), je ne veux donner aucune consigne de vote ni pour l’un, ni pour l’autre des deux candidats sur notre circonscription pour le deuxième tour. Le choix électoral reste à la liberté de tous ceux qui ont voté pour moi au premier tour et que je remercie. Cependant, j’en appelle à la réflexion profonde  de chaque électeur sur l’implication du choix de vote  pour cette élection.

Enfin je tiens à signaler que les médias on été d’une discrétion des plus impressionnante. Seule la tribune, à l’origine de ce débat avec RCF, a fait paraître un article sur le sujet présentant des excuses aux électeurs qui auraient trouvé portes closes en voulant participer à cette manifestation.

Le Dauphiné Libéré avait fait tout un pavé sur mon absence à la réunion organisée par le CCFD. Cette absence n’était pourtant pas volontaire de ma part.

 Ce quotidien a certainement considéré que l’information sur la décision de Pascal Terrasse n’était pas suffisamment importante pour la faire apparaître dans l’édition du 13 juin. Ce jour-là,  la page 10 dans sa presque totalité était consacrée aux deux candidats du deuxième tour. L’article etait titré : « Un débat pour choisir entre les deux candidats ». Dès lors, on pouvait penser qu’il s’agissait d’une information sur le déroulé de la réunion de la veille. En fait, il ne s’agit que d’avis récoltés par le journal sur un certains nombre de sujets sans que les candidats aient été en confrontation directe.

Il y a donc eu non information et dissimulation des faits (volontaire de la part de M. R.C?).

Toujours est-il que ces manques de transparence et d’objectivité de la part de nos journalistes me font très peur !!!

Réponse de M. CHARBONNIER, le 15 juin 2012

Bonjour Monsieur de Longevialle,

Suite à votre communiqué de presse, je voudrais vous apporter plusieurs précisions :

1.       Comme lors de chaque scrutin, nous ne publions plus d’articles relatifs aux élections législatives la veille du vote, la campagne officielle s’arrêtant ce vendredi soir.

2.       Nous avons bien fait écho dans le journal de ce vendredi sur le fait que vous laissez libre choix aux électeurs suite au communiqué de presse envoyé mercredi et que vous m’avez confirmé par téléphone jeudi.

3.       Dimanche soir dernier, nous vous avions laissé la possibilité de vous exprimer pour réagir sur votre résultat. Nous vous redonnerons la parole dimanche prochain au soir si vous êtes d’accord pour réagir sur le résultat du second tour.

4.       Vous critiquez « Le Dauphiné Libéré » ( je pense que vous savez que « R.C. » correspond à mes initiales). Voici brièvement les réponses :

–          Nous n’avions pas à commenter l’annulation d’un débat, organisé par d’autres médias, a fortiori quand celui-ci n’a jamais été annoncé dans nos colonnes.  

–          Lors du débat organisé par le CCFD, nous n’avons en aucun cas précisé que votre absence était volontaire lors de l’article publié le 2 juin. Et il ne s’agissait pas d’un « pavé » comme vous le laissez entendre.

–          Concernant l’article publié dans le journal du mercredi 10 juin, vous parlez de « dissimulation de faits ». Quelle « dissimulation » ? Nous avons posé les mêmes questions aux deux candidats afin que le lecteur puisse confronter les réponses de l’un et de l’autre, ce qui pose de facto un débat. Il n’a jamais été précisé ou même sous-entendu qu’il y avait eu une confrontation directe. 

Dans ce contexte, je regrette que vous évoquiez « des manques de transparence et d’objectivité », d’autant que nous avons, comme lors de chaque scrutin, donné un traitement équitable à chaque candidat, autant au premier tour qu’au second.

Je reste à votre disposition si vous voulez en parler plus amplement.

 Cordialement,

Robin CHARBONNIER

Chef d’agence – Privas

Le Dauphiné Libéré

> Réponse de M. DE LONGEVIALLE, le 18 juin 2012

Bonjour Monsieur Charbonnier,

Merci pour votre réponse qui n’a pas été instantanée mais presque. Je tiens à revenir sur celle-ci : vous me confirmez que vous avez bien eu mon communiqué de presse mercredi 13 juin. Le lendemain vous m’avez de nouveau confirmé cette réception par téléphone, et devant mon étonnement de ne pas l’avoir vu sur la publication du jeudi 14 juin, vous m’avez assuré qu’il apparaitrait sur le journal du vendredi. Effectivement, ce vendredi 15 juin, il était en page 7, mais tronqué. Effectivement, je profitais de ce message pour remercier les électeurs qui m’avaient donné leur confiance au premier tour, et vous ne l’avez pas mentionné. Vous n’avez pris en fait, dans mon communiqué, que ce qui vous intéressait, sans prendre soin du respect du message que je voulais faire passer. Peut-on dès lors, parler de transmission objective de l’information ? Quelle signification donner à « communiqué de presse »?Sans doute aurais-je du vous demander de faire paraitre une deuxième annonce, pour ces remerciements, dans la rubrique « nécrologique ».

Concernant votre article du 13 juin en page 10, intitulé« Un débat pour choisir entre les deux candidats » : ne considérez-vous pas que le titre de cet article soit ambigu au lendemain d’un débat qui devait avoir lieu, dont un bon nombre de personnes attendait le compte-rendu écrit, et qui n’a pas eu lieu ! Une grosse majorité de personnes, dont je faisais partie, attendait le résultat de cette confrontation.  Le titre de votre article était donc très paradoxal.

Comme je le sous-entends dans mon précédent mail, un « débat » est une confrontation d’opinions animée entre plusieurs personnes (vs déf. du dictionnaire). Votre article était donc une confrontation d’idées entre les deux candidats mais en rien un débat ! Le vocabulaire pour un journaliste se doit d’être le plus précis possible, ce dont vous n’avez pas fait preuve !

Vous me précisez par ailleurs que vous ne deviez pas« commenter l’annulation d’un débat, organisé par d’autres médias, a fortiori quand celui-ci n’avait jamais été annoncé dans vos colonnes ». La question qui m’est tout de suite venue à l’esprit, à la lecture de cette réponse, était de savoir si vous auriez  couvert cette manifestation, si elle avait eu lieu, et fait paraître un article  dans  dans votre quotidien.

 Il me semble que lors des scrutins du même type, en 2002 et 2007, ces confrontations, toujours organisées par RCF et La Tribune avaient fait l’objet d’articles dans  votre journal… !

 Venons en maintenant à mes réactions quant aux résultats de ce second tour en allant à l’essentiel.

Concernant l’élection de Pascal Terrasse : Son résultat n’est une surprise pour personne !  Chacun savait à quoi s’en tenir au soir du premier tour. Les résultats doivent être pourtant  étudiés de façon précise. Le taux de participation a été extrêmement faible et le nombre de vote blancs/nuls fera date  dans l’histoire électorale de notre circonscription.

En dehors de son côté séducteur, Pascal Terrasse allie opportunisme et clientélisme. De plus il est complètement dépourvu de courage et de sens démocratique, comme j’ai pu le décrire dans mon précédant message. Bref, un vrai socialiste ! Les casseroles qu’il traine le rattraperont un jour où un autre, ce qui pourrait, par ailleurs, se produire beaucoup plus vite qu’il ne le pense.

Sur le plan national : Le parti socialiste obtient la majorité absolue. Toutes les portes lui sont donc ouvertes y compris celles lui permettant des modifications de la constitution. Tous les pouvoirs sont dans ses mains, et notre France se retrouve sous l’emprise du « nazisme » (dic : contraction de national socialisme)  sans réel pouvoir démocratique d’opposition. Le seul recours restera « la rue » qu’un bon nombre d’opposants à ce régime sera en mesure d’investir, comme ce fut le cas en 1984 avec les manifestations organisées pour la défense de  l’école privée.

 L’avenir de notre hexagone est peu séduisant, surtout dans cette période de crise ou notre « chef suprême » veut s’allier avec les plus faibles, en sachant, de façon certaine, qu’il sera dans l’obligation de mener une politique économique de rigueur  ce qu’il n’avait absolument pas envisagé lors de sa campagne électorale.

Cordialement.

Guérin de Longevialle. 

> Réponse de M. CHARBONNIER, le 19 juin 2012

Bonjour Monsieur de Longevialle, 

1.       Depuis des années, nous ne publions plus les remerciements des candidats. La règle est la même pour tous.

 2.       Je ne reviendrai pas sur l’article publié dans le journal du mercredi 13 juin, vous ayant déjà répondu à ce sujet.

 3.       Concernant votre réaction sur les résultats du second tour, ma collègue vous aviez bien averti, par téléphone, dans la journée du dimanche 17 juin que nous prendrions uniquement les réactions pour le journal du lundi 18 juin. C’est la même règle pour tous les candidats. C’est de la responsabilité éditoriale du journal de fixer ces règles et non pas aux candidats de fixer au journal leurs propres règles. A fortiori, nous ne souhaitons pas engager notre responsabilité éditoriale en reproduisant les propos que vous tenez (« Tous les pouvoirs sont dans ses mains, et notre France se retrouve sous l’emprise du « nazisme » »). Libre bien sûr à vous de les reproduire sur d’autres supports.

 Cordialement, 

Robin CHARBONNIER

Chef d’agence – Privas

Le Dauphiné Libéré

Réponse de M. DE LONGEVIALLE, le 20 juin 2012

 Monsieur Charbonnier , 

j’accuse réception de votre réponse.

Je tiens à vous répondre sur les trois points que vous évoquez en les prenant dans l’ordre que vous les avez abordés:

-1- Vous ne publiez plus les remerciements des candidats. J’en suis très surpris et n’en vois absolument pas les raisons. De plus, qu’en est-il véritablement du « communiqué de presse »? Ne doit-il pas être retranscrit dans son intégralité? 

-2- Quel raccourci de votre part en guise de réponse! Cela confirme ma remise en cause de vos facultés professionnelles de journaliste, entre autre quant à l’utilisation du vocabulaire. 

-3- Enfin, et c’est le plus important: Les propos lors d’un communiqué de presse n’engage que son auteur et non la responsabilité éditoriale du journal dans lequel il parait. Votre censure à ce niveau est un manquement grave à la liberté d’expression et témoigne de votre partialité politique. Quant aux règles strictes imposées à tous les candidats sur leurs réactions suite à ce deuxième tour, quelle excuse pour refuser de publier les miennes!!! 

Votre attitude est intolérable en terme de  journalisme et quel que soient les évènements futurs dans lesquels je pourrais être impliqué, ne comptez plus sur ma participation pour alimenter les colonnes de ce journal que beaucoup appellent le « Daubé ». 

Cordialement.

Comments are closed.