Sarkozy: que de déception…!

 

Ce dimanche 21 septembre, en fin de journée, les français ont pu écouter l’ancien président, Nicolas Sarkozy, « invité » par France télévision au journal télévisé du 20 heures pour son retour sur la scène politique qu’il n’avait jamais quittée…. Je faisais partie de ceux-là.

J’ai été « subjugué » par cette longue prestation, qui pourtant est apparue bien courte, dont il ne manquait au générique que les traditionnels Roger Harth et Donald  Cardwell. Car il s’agit bien d’une pièce de théâtre à laquelle nous avons assisté. Deux seuls acteurs : Laurent Delahousse, le vrai journaliste posant les questions plus ou moins gênantes et à multiples facettes, en passe à devenir le punching-ball verbal de son interlocuteur, et n’ayant pour seule défense que ce petit sourire narquois propre aux vrais journalistes qui savent se taire au moment voulu après avoir mis le doigt au centre d’une blessure de leur interlocuteur; en face, notre ancien président, vieilli, et donc naturellement plus sage, plus réfléchi, plus mature face à la situation catastrophique de la France dont il n’a plus la responsabilité, celle-ci incombant maintenant à ce personnage fade et visqueux entouré de ses nombreux repris de justice composant son entourage direct. La médiocrité tout azimut de ce dernier n’engendrant absolument pas les foudres de l’interviewé tant la facilité eut été grande de le ridiculiser un peu plus à l’antenne… !!! (On peut saluer à cet endroit son sens de charité chrétienne, à moins qu’il ne s’agisse d’une autre vertu ou d’un autre calcul… ???)

45 minutes d’un échange où la faible pugnacité du journaliste avait les réponses d’un avocat de formation maîtrisant parfaitement, non seulement le « verbe », mais aussi  la formulation et la dérive verbale permettant de répondre à côté des questions embarrassantes : tout un art !!!

Notre artiste, en fin de pièce, s’est retrouvé confronté à une question sur la loi sociétale du « mariage pour tous ».

Comme toute question gênante,  il a répondu à côté par un dérapage pas si bien contrôlé qu’à son habitude en manifestant une gestuelle particulièrement ample et saccadée, traduisant un embarras certain. Il a commis une gravissime erreur dans son discours qui risque d’être lourd de conséquences pour son avenir. Pour le reprendre de façon précise : «… d’abord, est-ce que vous croyez vraiment qu’avec le nombre de chômeurs, les souffrances que nous avons, c’est  le problème essentiel ?… Vous me posez cette question, d’accord, je vous réponds, est-ce que c’est le problème le plus important ? La réponse, c’est NON !!…» A-t-il pris conscience, après coup, de la bévue qu’il venait de réaliser ? Sans doute, car sur le sujet, il s’est permis de se lancer dans une diatribe des plus vigoureuses sur la politique antifamiliale menée par la « bande à flamby », tentant ainsi, par cet artifice en évoquant exclusivement la forme au détriment du fond, de faire oublier l’énorme faute  qu’il venait de réaliser. Il n’a donc pas répondu à la question, mais plus personne, maintenant, n’est dupe sur l’avis qu’il a du problème.

Suite à cette intervention de notre ex président, n’est-on pas en droit de se questionner quant au bon fonctionnement intellectuel de cet homme qui fut à la tête de l’état ? Son intelligence serait-elle défaillante au point de comparer les problèmes économiques à ceux liés à l’établissement de notre société en minorant totalement ces derniers ? Qui pourrait construire une maison sans faire de fondations ? Notre « maison-France » souffre de murs qui se lézardent par la destruction de ses fondements. La Famille, le Droit, la Justice, la Vie, la Liberté de culte et bien d’autres assises de nos institutions sont mises à mal par une très grosse majorité de nos gouvernants, qu’ils soient d’un côté ou de l’autre de l’hémicycle parlementaire.

L’économie politique n’est là que pour asseoir la bonne santé de ces fondements culturels et institutionnels. Cette dernière est dans une longue phase de destruction depuis trente ans !!! Et tous les élus actuels qui se disent ne pas en être conscients, ou considérant que tout va bien dans ce monde qui se modernise, sont des fourbes, des menteurs, des profiteurs du système… Des centaines de milliers de citoyens, pour ne pas dire des millions ont manifesté leurs craintes, leurs peurs, leurs angoisses. Ils n’avaient jamais pensé être obligés de descendre dans la rue pour manifester leur pessimisme quant au devenir des valeurs ancestrales qui avaient  bâti leur nation. Eux, habituellement si tranquilles, ont averti calmement (bien que très réprimés) tous les politiques de leurs actions à venir dont celle, surtout, concernant les futurs scrutins. Si nos élus croient à une démobilisation de ces adeptes de « La Manif Pour Tous », ils se trompent. La preuve leur en sera donnée le 5 octobre prochain. Mais alors, aucun ne pourra plus revenir sur ses positions, celles-ci étant gravées dans la mémoire de tous.

Jacques Séguéla, un des nombreux commentateurs politiques de cette interview du journal du 20 heures du 21 septembre, a estimé que cette intervention de N. Sarkozy avait durée cinq minutes de trop. Il est vrai que le sujet du « mariage pour tous » était dans cette dernière partie. Et la cerise sur le gâteau est apparue juste après, avec son discours sur le référendum. Comment peut-on se moquer des auditeurs d’une  façon aussi éhontée ? Faut-il rappeler avec quel aplomb il a piétiné l’avis du peuple (référendum 2005) en signant le traité de Lisbonne en décembre 2007 ? Par conséquent, peut-on lui accorder quelque crédit que ce soit quant à son discours sur le référendum ?

Bref, un mauvais vaudeville de 45 minutes ayant pour sujet : « je n’y suis plus mais je suis toujours là car j’ai changé bien que je sois toujours le même »… !!!

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One Response to Sarkozy: que de déception…!

  1. ASSIUS says:

    Belle analyse cher Guérin….
    Que du bonheur !

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