Un rêve de parité

Une fois n’est pas coutume. Les lignes ci-dessous ne sont malheureusement pas de moi. Je tiens cependant à vous faire partager le plaisir que j’ai eu à la lecture de cet article écrit par Xavier Patier, écrivain de son état. Son humour quelque peu corrosif dans son expression ne fait malheureusement que décrire la réalité avec une objectivité « décoiffante »… Et c’est un « mec » qui vous le dit…!!!

     «  En ces temps où l’on parle d’imposer la parité hommes-femmes par la pratique des quotas, il n’est pas inutile de rappeler quelques chiffres sur la situation française. Ces statistiques, dans leur sécheresse, montrent le chemin qu’il faudrait parcourir pour arriver à un monde parfait (si l’on veut bien nommer ainsi un monde paritaire) :

  • 51% des français sont des femmes, et 49% sont des hommes (avant toute autre opération, la parité supposerait donc l’élimination de 1 220 000 femmes ou la création de 1 220 000 hommes ou quelque chose entre les deux) ;
  • 75% des juges sont des femmes, mais les femmes ne représentent que 10% des détenus ;
  • 67% des enseignants sont des femmes, mais les filles ne contribuent que pour 30% à l’échec scolaire ;
  • 70% des psychologues sont des femmes, mais 80% des suicidés sont des hommes ;
  • 86% des membres des conseils d’administration des sociétés cotées sont des hommes, mais la première fortune française appartient à une femme ;
  • 100% des prêtres sont des hommes, mais 75% des catholiques pratiquants sont des femmes.

      Je pourrais poursuivre l’exercice, mais tout le monde a compris : dans notre société machiste, la parité est un rêve, et les femmes, Dieu merci, ont les affaires en main. Ce sont elles qui mettent les hommes au monde, elles qui leur apprennent à se tenir à table et à travailler en classe, elles qui leur mettent de mauvaises notes, elles qui les jugent, elles qui les mettent en prison, elles qui prennent l’initiative du divorce (à 70%), elles qui les soignent, et elles, pour finir, qui les aident à mourir et les enterrent (les Françaises vivent cinq ans de plus que les Français).

      Comme l’a écris Jean-Paul II, « Dieu confie l’homme à la femme ».

      La parité n’est nulle part, à une exception près : le mariage. Mais, pas de chance, on nous annonce pour bientôt des mariages sans parité (la parité n’est un progrès que lorsque certains en ont décidé. Ne l’oublions pas !)

      Toute théologie mise à part, l’Eglise a donc bien raison d’y réfléchir à deux fois avant d’ordonner des femmes prêtres : si elle le faisait, que resterait-il aux hommes de notre beau pays ? A peu près rien : de rares métiers inavouables comme celui de sacristain, de garde-chasse ou de patron du CAC 40.

      M’est avis que les femmes ont des charismes bien à elles, et les hommes des talents bien à eux. Une société qui n’assume pas la différenciation des sexes offre un triste spectacle. Mais la chose est tellement évidente que l’on prend un vrai risque à la dire. Appeler un chat un chat, c’est politiquement incorrect. »

(Article tiré du « Famille Chrétienne » n° 1799 du 7 au 13 juillet 2012)

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